Sir Willian Rothenstein (1872-1945)
Portrait présumé de Richard Watson Dixon, 1896
Crayon lithographique et crayons de couleur sur papier, 33 x 22 cm
Monogrammé en bas à droite : WR 96



D’abord élève d’Alphonse Legros à la Slade School de Londres, William Rothenstein arrive à Paris au début des années 1890 où il étudie à l’Académie Julian dans l’atelier de Jules Lefebvre. Lors de son séjour parisien, le jeune artiste rencontre les peintres novateurs : Whistler, Degas ou Toulouse-Lautrec qui l’encouragent et dont l’influence est bien plus déterminante que les cours de l’Académie. De retour à Londres, il participe avec Charles Conder, Charles Ricketts et Augustus John à la création de la Carfax Gallery qui expose, en plus de ces jeunes artistes, Walter Sickert ou Auguste Rodin. A cette époque, Rothenstein commence à se spécialiser dans le genre du portrait et peint ou dessine ses proches et amis, souvent en vue de séries lithographiées. Dessiné en 1896, soit un an avant la série des English Portraits, notre étude est caractéristique de la technique de l’artiste à la fin des années 1890. Le modèle semble être Richard Watson Dixon, poète proche des préraphaélites, que Rothenstein a représenté plusieurs fois en 1897 et 1898 (Ill. 1).

Au début du XXème siècle, sa renommée en tant que portraitiste le place sur les devants de la scène artistique anglaise. Figure de l’académisme et de la peinture officielle il sera au cours des deux guerres mondiales le peintre de l’armée britannique. Son fils, John Rothenstein, devient à son tour une figure importante de l’art anglais. Grand historien de l’art, il fut directeur de la Tate Gallery de 1938 à 1964.

Vendu

Ill. 1 Portrait de Richard Watson Dixon, William Rothenstein Crayon lithographique National Portrait Gallery, Londres