Jean Helion (1904-1987)
Femme Temple
1948-1949
Fusain et aquarelle sur papier
650 x 500 mm
Daté en haut à droite : « 7. 10. 48 »

Provenance :
Paris, Galerie Karl Flinker
Paris, Collection Paul Lombard
Paris, Collection particulière

Exposition :
Paris, Centre Georges Pompidou, Hélion. Dessins 1930-1978, 1979

Bibliographie :
Pontus Hulten et Daniel Abadie, Hélion. Dessins 1930-1978, Centre Georges Pompidou, Paris, 1979

En 1939, Hélion abandonne officiellement l’abstraction et retourne à l’art figuratif. Il glisse progressivement vers un style plus naturaliste, sous l’influence de son ami Balthus. Il enrichit son répertoire de nouveaux sujets qui révèlent ses préoccupations, parfois idiosyncratiques : des chutes accidentelles, des parapluies, des scènes de rue, des représentations d’artistes et de modèles.

« Ça c’est la femme temple. Temple de bras, temple de jambes où repose l’autel de la vie ». En 1946, l’artiste commence à peindre de nombreux nus. L’été, à Cagnes-sur-mer, il dessine et peint sa femme Pegeen Veil Guggenheim, fille de Peggy Guggenheim. « Je commence, à force de dessiner Pegeen, et de penser, à savoir ce qu’est un nu, et d’y trouver de quoi satisfaire mon imagination » écrit-il alors. Le thème du « nu accoudé » est au cœur de ses préoccupations à la fin des années 1940 : plusieurs variations graphiques sur le sujet sont conservées au Centre Georges Pompidou (ill. 1). Une toile peinte en 1949 (ill. 2), conservée en mains privées, présente la même pose que notre dessin – assise, les coudes sur les genoux et la tête dans la main.
CS.
Ill. 1 : Jean Hélion, Femmes temples, fusain sur papier, 632 x 485 mm, Paris, Centre Georges Pompidou.
Ill. 2 : Jean Hélion, Nu accoudé, 1948-1949, huile sur toile, 116 x 81 cm, collection particulière.