Emile-René Ménard (1862-1930)
Etude de vestale pensive
Sanguine sur papier, 34 x 22 cm



René Ménard se familiarise dès son enfance avec la peinture de Corot, Millet et des peintres de Barbizon. Son père, historien de l’art et directeur de la Gazette des Beaux-Arts et son oncle, poète parnassien, lui transmettent une solide culture classique. Après une première expérience chez le décorateur Galand, puis dans l’atelier de Lehmann, il reçoit les leçons de Baudry, Robert-Fleury et Bouguereau à l’Académie Julian. A partir de 1883, il expose successivement au Salon des artistes français, à la Société Nationale des Beaux-Arts, au Salon de la Sécession à Munich et au Salon de la Libre Esthétique de Bruxelles. Entre 1898 et 1926, les nombreux voyages entrepris par Ménard dans le bassin méditerranéen, sources d’inspiration pour ses futures compositions, renforcent son goût pour la Grèce antique. Il se consacre alors à des thèmes lyriques ou pastoraux. Ménard reçoit des commandes de décors pour la Sorbonne, la faculté de Droit de Paris, l’Institut de Chimie et la Caisse d’Epargne de Marseille.

L’artiste, dont les nombreux paysages traduisent une quête d’idéal antique, puise ses sources chez Poussin, Claude Lorrain et Puvis de Chavannes. Son style évolue progressivement vers de vastes scènes de nature de plus en plus dépouillées. Ses compositions sont peuplées de figures rêveuses inspirées par la mythologie ou l’Antiquité mais représentent rarement un sujet déterminé.

Notre sanguine au dessin vibrant et délicat représente une vestale pensive. Typique des figures peuplant les paysages de Ménard, on la retrouve dans un pastel éminemment symboliste : Harmonie du soir (Collection particulière).

Vendu

Ill.1 – Harmonie du soir, Collection particulère